Illustration photo du combat perdu de la roche contre le lichen

Retour sur une journée de découverte photographique consacrée au lichen pyrénéen.


Nous sommes au mois de février 2023, à la sortie de l’hiver pyrénéen, autant dire froid et humide. 

Quelques jours plus tôt, je suis resté admiratif devant un documentaire scientifique diffusé sur la télévision qui était consacré à la relation entre le lichen et la roche. Les scientifiques interviewés racontaient comment le lichen ( ce croisement étonnant entre un champignon et une algue) érode lentement la roche avec une sécrétion d’acide pour y puiser des minéraux essentiels à son propre développement.

Il faut noter que Raymond de Carbonnières fut le premier naturaliste a s’intéresser aux lichens pyrénéens à la fin du XVIIIème siècle. 

Gonflé à bloc par tant de découvertes, aidé par une météo optimale, je décide de partir deux jours plus tard, tel un aventurier scientique à cheval sur ma moto. En ce matin glacial, j’emprunte les pentes de la station d’Issarbe où j’avais déjà repérer quelques blocs rocheux susceptibles de satisfaire ma curiosité. J’arrive sur les hauteurs de station, le, soleil se lève sur ce décor magnifique et réchauffe mon corps engourdi par ce court voyage.

ciel rouge en montagne

Issarbe se trouve à une demi-heure de chez moi. Nous sommes en semaine et je suis tout seul. Tant mieux, cela me laisse la possibilité de me concentrer et de profiter de l’instant. Je m’approche à pas prudent sur la neige encore verglacée. Heureusement, c’est plât et sans danger. Mais avec le poids du matériel, une glissade bénigne, je peux me faire mal. Çà serait un peu bête! Je repère le premier bloc rocheux, tout est à l’ombre…pas génial. Je continue sur une dizaine de mètres en tentant de ne pas trop m’enfoncer dans la neige qui par endroit est très profonde. La troisième roche semble bien exposé à la lumière du soleil. Je m’approche, le spectacle est saisissant! Par endroit le lichen s’étale comme une œuvre de Land art. Surexcité par ce défi coloré entre la roche et le lichen, je sors mon boîtier équipé d’un objectif macro. Je vais rester là plus d’une heure à tournoyer autour de ce gros rocher pour trouver des angles les plus lumineux et les plus révélateurs de cette symbiose. Les premiers clichés laissent espérer un résultat artistique étonnant. De retour à mon bureau, mon espoir est comblé. Cette saturation de couleurs laisserait pantois les peintres d’art moderne.

Le reportage photo est visible sur la boutique Pirenifoto avec des tirages à la demande. Les collectionneurs de NFT peuvent acquérir les oeuvres sur Opensea.